Le dernier évènement pluvieux nous a remis en mémoire, si cela était nécessaire, que rien n'est jamais définitif en matière d'aléas. Pour cette fois, et personne ne s'en plaindra, les caprices de la météo nous ont épargnés, mais c'était l'incertitude totale avant de savoir où cela allait tomber.
Ceci nous amène à nous interroger sur le degré de protection dès lors que la digue Gardon est aujourd'hui terminée. La grande faiblesse côté Rhone est toujours au même point et cela n'avance pas assez vite selon nous. Il a fallu près d'un an pour que toutes les administrations (départementale, régionale, nationale) conviennent de la nécessité de transformer le fusible en déversoir en dur.
Il serait profondément dommageable que le même scénario se reproduise pour réaliser un ouvrage qui ne semble pas poser de très grands problèmes techniques...
Déjà, la hauteur retenue (14,10 m) n'est conforme ni aux plus hautes eaux connues (14,55 m le 3 décembre 2003), ni aux conclusions du commissaire-enquêteur (mai 2004).
Le futur du village dépend en grande partie de ces 40 mètres ou alors de la réfection intégrale de retour aval avec une hauteur constante.
Les sinistrés présents à la réunion du mois de juillet ont pu se faire une idée de l'avancement de cette question, tous les obstacles ne sont pas levés pour l'une ou l'autre des deux solutions.
Pour autant, il ne faut pas renoncer à défendre ce qui nous semble être une réelle sécurité susceptible de nous protéger à la mesure des évènements connus. Une réunion publique aura lieu bientôt pour débattre de tout cela. Peut-être aurons-nous des informations sur (arrêté interpréfectoral qui doit lancer les travaux du fusible.